La dotation totale 2026 en hausse

Pour cette édition du Grand Chelem parisien, le prize money atteint 61,7 millions d’euros, en augmentation de 9,5 % par rapport à 2025. Cette dotation record confirme la place du tournoi parmi les plus généreux du circuit, même si elle reste inférieure à celle de l’US Open (environ 82 M€) ou de Wimbledon. L’écart s’explique en partie par la politique des organisateurs, qui privilégient une répartition plus équilibrée entre les tours plutôt qu’un jackpot trop élevé pour les vainqueurs. La finale se déroule le dimanche 7 juin, et les espoirs du tennis comme Carlos Alcaraz pourraient bien en profiter pour garnir leur palmarès et leur compte en banque.

Gains par tour du tableau principal

Les montants pour le simple sont généreux, avec une progression nette par tour. Le vainqueur repart avec 2,8 M€, le finaliste avec 1,4 M€, le demi‑finaliste avec 700 000 €, et le quart de finaliste avec 415 000 €. Au premier tour, les joueurs et joueuses éliminés reçoivent 87 000 €, un chiffre en hausse mais encore loin des 140 000 € offerts à l’US Open.

Tour Montant 2026 Variation vs 2025
Vainqueur 2,8 M€ +250 000 €
Finaliste 1,4 M€ +100 000 €
Demi‑finaliste 700 000 € +50 000 €
Quart de finaliste 415 000 € +30 000 €
Premier tour 87 000 € +7 000 €

Les gains des qualifications

Les trois tours des qualifications offrent des primes croissantes : 24 000 € au premier tour, 36 000 € au deuxième et 54 000 € au troisième. Même sans atteindre le tableau final, un joueur peut repartir avec une somme significative. Ceux qui échouent dès le premier tour des qualifs empochent 24 000 €, de quoi couvrir une partie des frais de déplacement pour la saison sur terre battue.

Parité hommes-femmes

Roland‑Garros applique la parité intégrale depuis 2007 : hommes et femmes reçoivent les mêmes sommes à chaque tour. Les quatre tournois du Grand Chelem garantissent aujourd’hui cette égalité, une avancée majeure ancrée dans l’ADN du tennis.

Évolution historique des gains

Il y a un peu plus de quarante ans, le vainqueur de Roland‑Garros touchait l’équivalent de 63 000 €. Aujourd’hui, c’est 44 fois plus. En une décennie, la dotation totale a doublé, passant d’environ 30 M€ en 2016 à 61,7 M€ en 2026, portée par la médiatisation du tournoi et l’explosion des droits TV.

Contestation des joueurs

Malgré l’augmentation, de nombreux joueurs estiment que les gains sont encore trop bas comparés à ceux de l’US Open ou de Wimbledon. Un joueur éliminé au premier tour empoche 87 000 € ici, contre 140 000 € à New York. La différence est rude pour les athlètes classés au‑delà de la 100ᵉ place, dont les frais annuels (déplacements, staff, logement) atteignent 40 000 à 60 000 €. Certains menacent de boycotter les interviews pour exiger une meilleure répartition des revenus.

Doubles et tennis-fauteuil

Les vainqueurs du double hommes et femmes remportent 500 000 € par équipe, tandis que les finalistes touchent 250 000 €. En tennis-fauteuil, le vainqueur du simple reçoit 200 000 €, avec des primes dégressives jusqu’au premier tour. Le tournoi offre ainsi des gains à toutes les catégories.